Citations de Pierre Desproges...
Posté le 02.06.2007 par nltours
Pierre Desproges
On croit connaître Pierre Desproges tant il nous était familier, ce Pierrot au regard malicieux, philosophe saltimbanque qui nous entretenait des choses de la vie, des faits et des phénomènes de société, pourfendeur intraitable de nos tartufferies, de nos arrangements avec le réel et notre conscience, des faux-semblants, à la fois insolent et tendre, subversif et iconoclaste, poussant loin la provocation, sa façon d’entrer par effraction et d’ébranler nos certitudes solidement édifiées. En flâneur il traverse la vie, exerçant divers métiers : vendeur d’assurance-vie, enquêteur pour l’IFOP, auteur de romans photos et de courriers du cœur, directeur d’une fabrique de poutres synthétiques, journaliste à l’Aurore. A la radio et à la télévision, il collabore à l’émission de Jacques Martin Le Petit Rapporteur sur Antenne 2, aux émissions Les Saltimbanques de Jean-Louis Foulquier, Le Tribunal des flagrants délires de Claude Villers et Luis Rego sur France Inter, La Minute nécessaire de M. Cyclopède sur France 3, puis oust accompagne à France Inter avec ses Chroniques de la haine ordinaire. Parallèlement il se produit sur scène, collabore à Pilote et publie ses textes, dont un roman Des femmes qui tombent. Autant de postes d’observation de l’humain et de son environnement social et politique que Pierre Desproges, avec un regard attentif, lucide, sans concession, ne cesse de scruter et dont il dénonce la bêtise, la médiocrité, les apparences dérisoires. Il ne fait de cadeau à personne, encore moins à lui même, défiant et affrontant tout de face y compris sa maladie, le cancer, et la mort qui l’emporte à 51 ans en 1988.
Citations de Pierre Desproges
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Ce n'est pas parce que je suis paranoïaque qu'ils ne sont pas tous après moi.
•L'héroïsme, c’est encore la meilleure façon de devenir célèbre quand on na pas de talent
•L'intelligence, c'est le seul outil qui permet à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur.
•Moi, je n’ai pas de cancer, j'en n'aurai jamais, je suis contre.
•La recherche a besoin d argent dans deux domaines prioritaires : le cancer et les missiles antimissiles. Pour les missiles antimissiles, il y a les impôts. Pour le cancer, on fait la quête.
•Il en est du romantisme fiévreux comme de la moule pas fraîche : quand on en abuse, ça fait mal au cœur.
•Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. De même qu’il faut boire pour vivre et non pas vivre sans boire, sinon c'est dégueulasse.
•Un psychotique, c'est quelqu'un qui croit dur comme fer que 2 et 2 font 5, et qui en est pleinement satisfait. Un névrosé, c'est quelqu'un qui sait pertinemment que 5 et 5 font 4, et ça le rend malade !
•Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches.
•Dieu a dit : "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." D’abord, Dieu ou pas, j’ai horreur qu’on me tutoie...
•Il n’y a que deux sortes de chauffeurs de taxis : ceux qui puent le tabac, et ceux qui vous empêchent de fumer.
•L'ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut s’y tromper, car tandis que le géranium est à nos fenêtres, l'ennemi est à nos portes.
•Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d’entraînement, on peut arriver à en faire des militaires.
•Il y a un seul cas où il est convenable d'aborder une femme laide. C'est pour lui demander si elle ne connaît pas l'adresse d'une jolie femme.
•L'accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins.
•Si c’est les meilleurs qui partent les premiers, que penser alors des éjaculateurs précoces ?
•Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien. Plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne.
•Quand on est plus de quatre on est une bande de cons. A fortiori, moins de deux, cest l'idéal.
•Ne l'oublions jamais: le Président de la République est gardien de la Constitution et pendant qu'y fait ça, il est pas au bistrot.
•L'intelligence, c'est comme les parachutes: quand on n'en a pas, on s'écrase.
•Entre une mauvaise cuisinière et une empoisonneuse, il n'y a qu'une différence d'intention.
•L'adulte ne croit pas au père Noël. Il vote.
•Il ne suffit pas d'être heureux, encore faut-il que les autres soient malheureux.
•Le quadruple meurtre de Trifouilly-sur-Mer éclairci: le meurtrier était un ami de la famille. On frémit à l'idée que ç'aurait pu être un ennemi de la famille...
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