Définir une stratégie
Posté le 12.11.2007 par nltours
UNE QUESTION DE STRATEGIE
La stratégie est l'art de combiner des actions dans un but déterminé. C'est ainsi que certains parviennent à obtenir des résultats bien supérieurs aux moyens dont ils disposent alors que d'autres aux moyens parfois démesurés vont d'échecs en échecs. Vous l'avez compris, la stratégie qu'on adopte va influencer directement nos succès futurs !
Définir une stratégie
Une bonne question à se poser serait : « Comment définir la stratégie idéale ? ». Il n'y a pour ainsi dire pas de stratégie idéale : chacun est capable de déterminer les grandes lignes d'un projet en cours, ainsi que la direction vers laquelle aller. Pour savoir si la démarche mise en place est bonne ou pas, il n'y a pas de secret : il va falloir la tester !
La tester ne signifie pas se dire aux premières difficultés : « Ah ben non ça ne marche, je vais tout laisser tomber et m'y prendre autrement ! ». Ce n'est pas le bon moyen pour progresser. Il est, pour cela, plus subtil d'affiner sa stratégie en modifiant l'une ou l'autre chose, par exemple en observant ceux qui ont des objectifs similaires aux nôtres et en s'inspirant de leurs fortunes diverses. L'avantage de cette approche est de pouvoir anticiper les techniques qui mènent aux difficultés afin d'emprunter des chemins moins sinueux. Des chemins qui conduisent vers de meilleures performances.
Il y a d'excellents exemples dans les sports collectifs de haut niveau (disons le football car c'est le plus populaire) : nous voyons des dirigeants de clubs qui ont l'ambition de sélectionner « les meilleurs joueurs du monde » pour remporter des titres alors que d'autres ambitionnent de mettre sur pied une équipe de joueurs, talentueux certes, mais avant tout complémentaires. D'autres misent encore sur la formation des jeunes. Et devinez qui a une longueur d'avance ? Eh oui ! La complémentarité et l'expérience commune auront bien plus souvent le dessus sur le « talent brut » !
Les quatre niveaux de changement
Une entreprise (de même qu'un individu) qui souhaite évoluer sera toujours confrontée aux changements : un échec, et on se doit se remettre en question ; un nouveau patron (ou un nouvel actionnaire) prend les rennes de la boîte où on travaille, et on doit s'adapter à de nouvelles méthode de travail ; un nouvel entraîneur au sein d'une équipe va engendrer les mêmes contraintes ; un concurrent qui sort un produit « révolutionnaire », et c'est toute l'organisation qui est sollicitée pour préparer une « riposte » ; un contrat d'intérimaire qui ne se renouvelle pas ou une sollicitation de la part d'une autre compagnie, va provoquer des changements rapides.
Il existe quatre niveaux de changements, quatre étapes que chaque organisation (ou individu) se doit de gravir pour assimiler certains bouleversements stratégiques :
1er niveau - « Je sais » : je sais que ma stratégie n'est pas la bonne ; je sais que si je continue comme ça je vais droit dans le mur ; je sais qu'avec les outils dont je dispose, je ne vais pas aller aussi loin que je veux ; je sais ce que je dois faire pour me procurer les outils qui me manque ; je sais vers qui aller ; je sais que je vais devoir faire face à un changement et que le seul moyen de progresser est de l'assumer ; je sais aussi, que plus je traîne, plus ma situation va décliner, et plus ma motivation va se détériorer.
Savoir tout cela c'est bien, encore faut-il accepter cette forme de fatalité dans un souci de développement personnel et atteindre le deuxième niveau.
2e niveau - « Je veux » : je veux réussir, je veux prouver aux autres et à moi-même que j'ai les capacités d'atteindre mes objectifs et constamment voir ceux-ci à la hausse ; je veux devenir une autre personne ; je veux échanger la médiocrité en faveur du succès, de la gloire, et de la reconnaissance.
Vouloir les choses est important car sans volonté, on se contente de savoir. Savoir quoi ? Savoir, et pire, admettre qu'on se limite dans ce qu'on peut accomplir en se cantonnant dans des schémas qui ne sont pas propices à l'évolution. Si on parvient à se dire « je veux me dépasser » et/ou « je rechigne à ne pas avancer (assez vite) », passons au niveau 3.
3e niveau - « Je fais » : je fais ce que je sais devoir faire pour avancer ; je fais ce dont je me suis engagé à faire ; je passe à l'action sans me donner de sempiternelles excuses, et sans remettre au lendemain !
Passer à l'action, voilà qui est formidable ! Mais lorsque l'on fait des choses nouvelles, il faut accepter de recommencer à zéro sur l'échelle des (nouvelles) compétences. Voilà le sens exact d'affiner sa stratégie : vivre (et acquérir) de nouvelles expériences.
4e niveau - « Nous faisons » : nous faisons dans l'organisation (ou avec le ou la partenaire) de nouvelles choses, nous avons défini de nouvelles bases, de nouvelles ambitions, et tous ensemble les assumons pleinement !
Développer des stratégies gagnantes, concevoir et admettre les changements qui vont résulter d'actions individuelles - et par la force de la nouvelle optique, collectives - c'est cela qui va entraîner une dynamique de groupe en sorte que tous ceux qui vont concevoir de la même manière ces mutations autour de l'entreprise et/ou de notre personne vont s'en retrouver sublimés.
Epanouissement et performance deviennent les qualificatifs les plus appropriés pour définir le progrès individuel et collectif.
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