Le commercial change de visage
Carrières Commerciales
Première tendance forte : le métier s'ouvre de plus en plus aux femmes. Ainsi, près de 25 % des commerciaux étaient des femmes en 2002 contre 14 % en 1990. Et si le métier de commercial requiert toujours les mêmes qualités (goût du contact et de la négociation, bonnes aisance et présentation) le niveau d'étude des commerciaux a considérablement augmenté ces dernières années. Ainsi 85 % des commerciaux sont aujourd'hui au moins titulaires d'un bac + 2 et 68 % sont diplômés d'un bac + 3 ou plus.
Si les jeunes sont encore peu représentés (seuls 10 % des commerciaux ont moins de 30 ans), cette tendance devrait sensiblement évoluer dans les prochaines années avec le départ en retraite de la génération du baby boom et la création de nombreux postes.
Selon une étude de la Dares et du Plan, 189 000 postes de commerciaux seront à pourvoir d'ici 2015 suite au départ à la retraite de 92 000 personnes et à la création nette de 97 000 postes d'ici cette date.
Comment devenir commercial
Deux principales voies sont ouvertes pour les jeunes diplômés souhaitant s'orienter vers une carrière commerciale : soit directement une formation commerciale généraliste ou soit une formation technique, ces dernières étant très prisées par les entreprises cherchant à recruter des jeunes formés à la technologie de leurs produits. L'augmentation du niveau de qualification des commerciaux est également liée à l'évolution des outils qu'ils sont amenés à utiliser et notamment des nouvelles technologies de l'information et des usages qui vont avec.
Des fonctions en évolution
Le contenu même du rôle de commercial a évolué. Quelque soit son degré de responsabilité, sa mission est de plus en plus complexe. La part réservée à la vente stricto sensu se réduit au profit du suivi de la relation client. Il ne s'agit plus d'arracher au prospect un bon de commande mais de nouer avec lui une relation plus vaste. Les commerciaux d'aujourd'hui endossent ainsi le plus souvent un rôle de conseil pour le client. Ils doivent d'abord chercher à analyser ses besoins pour lui proposer des solutions adaptées. Il ne s'agit donc plus de vendre simplement un produit mais plutôt une solution incluant des services et éventuellement le financement qui va avec. Le client devient ainsi plutôt un « partenaire » que le commercial doit avant tout chercher à fidéliser.
Dernière tendance forte : la différenciation de moins en moins évidente entre la fonction commerciale et la fonction marketing. Il n'est pas rare aujourd'hui que le directeur commercial ait également la responsabilité du marketing. Cette évolution se justifie par la nécessité d'avoir une approche commune du client.
Le secteur en chiffres
Effectifs salariés dans le secteur du commerce
• 750 000 salariés travaillent dans la fonction commerciale soit 3,2 % de la population active
• 22 % des offres d'emploi concernent des postes de commercial
• 25 % des commerciaux ont plus de 50 ans et 10 % de moins de 30 ans
• 85 % des commerciaux sont au moins titulaires d'un bac+ 2
• 68 % sont diplômés d’un bac+ 3 ou plus
(Source DARES, Direction de l’animation et de la recherche des études et des statistiques)
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Sarkozy met la valeur travail au coeur de sa candidature
Le candidat de l'UMP a dessiné, hier, un projet économique censé porter haut les valeurs du « mérite » et de « l'équité ».
Pas de « devoirs » sans « droits ». Et inversement. Nicolas Sarkozy a dessiné hier les grandes lignes de « la République réelle » qu'il promet à la France, dans laquelle « les devoirs sont la contrepartie des droits » et « les droits ne vont pas sans devoirs ». Manière d'éviter les caricatures à l'heure où le PS le décrit comme « un libéral pur et dur ». D'un côté, l'homme fort de la droite se prononce en faveur d'un bouclier fiscal à 50 % et d'une exonération des heures supplémentaires de charges sociales et d'impôt sur le revenu (lire ci-contre). Il s'engage à porter le crédit d'impôt recherche à 100 %, à réduire l'impôt sur les sociétés pour les entreprises « qui investissent et qui créent des emplois », d'investir dans les bassins économiques en déclin pour « les ré industrialiser ».
Il déclare la guerre aux fraudes, abus et gaspillages, entend réduire le nombre de fonctionnaires à l'occasion des départs à la retraite (ceux qui restent étant mieux payés) et exclut tout minima social sans la contrepartie d'une activité d'intérêt général. Il promet une loi sur le service minimum dans les transports publics « dès juin 2007 ». Il souhaite un vote à bulletins secrets dans les huit jours du déclenchement d'une grève « dans une entreprise, une université, une administration » et une refonte des règles de représentation syndicale (liberté de présentation au premier tour des élections professionnelles). Il annonce aussi un contrat unique de travail (qui « remplacera les emplois précaires ») et n'accepte pas qu'un chômeur puisse refuser « plus de deux offres d'emplois successives ».
L'« équité », valeur de droite
Mais, à côté de ces « devoirs », Nicolas Sarkozy s'engage à renforcer un certain nombre de protections : sécuriser les parcours professionnels et « garantir les bas salaires » en cas de perte d'emploi, instaurer des droits opposables devant les tribunaux en matière de logement, de garde d'enfants et de scolarisation des handicapés. Aux valeurs de la droite (« l'ordre », « le mérite », « le travail ») le président de l'UMP dit ainsi ajouter « l'équité » : il promet des internats d'excellence, une politique d'accession à la propriété (déduction des intérêts de l'emprunt du revenu imposable), la suppression des régimes spéciaux pour « mettre à égalité » les retraités du public et ceux du privé, la prise en compte des années consacrées à l'éducation des enfants dans le calcul des retraites des femmes. Hier, Nicolas Sarkozy n'a fait qu'une seule véritable proposition nouvelle : une allocation de formation de 300 euros par mois pour les étudiants « qui en ont besoin ». Et qui serait, là encore, « supprimée s'ils ne sont pas assidus ».